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lundi 3 décembre 2012

La bataille des congrès à Bordeaux

La société CEB, exploitant du Palais des congrès, du Parc des expositions et du Hangar 14, affronte le groupe GL Events dans le cadre du renouvellement de la concession.
La bataille des congrès
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Qui va assurer, pour les quinze ans à venir, l'exploitation du Parc des expositions, du Palais des congrès et du Hangar 14 ? On devrait le savoir incessamment. Car les présentes concessions arrivent à échéance le 1er janvier, et les dossiers de candidature ont été remis début septembre par les deux sociétés qui se disputent cet enjeu non négligeable. D'un côté, Congrès et expositions de Bordeaux (CEB), actuel exploitant de ces espaces. De l'autre, le groupe lyonnais GL Events, qui revendique le premier rang français dans ce domaine.
La gestion immobilière de l'important parc d'accueil des congrès, salons et autres manifestations, est assurée par la Sbepec, société publique locale, dont la mairie et la CUB se partagent le capital à hauteur respective de 70 % et de 30 %, la présidence étant assurée par Hugues Martin. Et c'est la Sbepec qui doit désigner le concessionnaire de ces équipements dans le cadre d'un appel d'offres.

Numéro deux françaisCEB est l'héritière d'une structure qui a la responsabilité de la Foire de Bordeaux depuis près d'un siècle. La société s'est vu renouveler, il y a une vingtaine d'années, la concession de l'exploitation du Parc des expositions. Et elle a gagné en 1999, contre Veolia, le marché du Palais des congrès rénové.
Présidée depuis le début de l'année par Bernard Séverin, ex-vice-président de la CCI, CEB s'efforce de faire valoir un bilan qu'elle estime favorable. « Bordeaux occupe le deuxième rang français derrière Paris pour les congrès européens, indique Bernard Séverin. Et l'an dernier, 450 000 personnes extérieures à la Gironde sont venues à Bordeaux à l'occasion d'un congrès. » Le Centre des congrès de Bordeaux-Lac a ainsi accueilli, entre autres, 4 000 ostéopathes, 3 500 anesthésistes, des milliers de notaires, de mutualistes, etc.
Bernard Séverin rappelle en outre que CEB a pour unique actionnaire l'association dont elle est issue, et qu'elle ne verse pas de dividendes, ses administrateurs étant de plus bénévoles. Le seul objectif financier de l'entreprise est d'être à l'équilibre. Selon Bernard Séverin, cette absence de dimension lucrative peut permettre d'organiser certains salons déficitaires, mais utiles à l'économie aquitaine.
L'offensive lyonnaiseGL Events avait déjà tenté de mettre un pied à Bordeaux en proposant ses services à la CCI pour la gestion de son nouvel espace réceptif de la place de la Bourse, que l'institution consulaire avait finalement décidé d'assurer en direct (lire ci-contre). Cette fois-ci, la société lyonnaise s'attaque à un gâteau bien plus gros. Habituée à ce genre de joute, elle a peaufiné son argumentaire.
« CEB n'a pas démérité », concède Jean-Eudes Rabut, directeur de la branche « gestion d'espaces » de GL Events, avant d'accuser cependant la société bordelaise de proposer, pour divers types de prestations (locations de micros, poses de cloisons, etc.), des tarifs bien supérieurs à ceux qu'elle pratique elle-même. D'autre part, GL Events dit pouvoir faire mieux que CEB dans le domaine des conventions d'entreprises et des congrès, pour lesquels elle met en avant son réseau international et ses liens avec des sociétés savantes médicales. Si CEB a su développer des salons professionnels réputés comme Vinitech, GL Events affirme avoir réfléchi à d'autres pistes, elles aussi potentiellement porteuses, dans le domaine du bois et de la santé. On saura sans doute très vite si cette offensive a été ou non concluante.

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