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mardi 25 décembre 2012

Euromaritime, un nouveau salon dédié à l’économie de la mer

Du 5 au 7 février 2013 se déroulera à Paris la première édition d’Euromaritime, un tout nouveau salon dédié à l’ensemble des activités civiles de l’économie maritime. Construction et réparation navale, transport maritime, industries portuaires, énergies marines renouvelables, offshore, environnement maritime et aménagement du littoral, pêche et cultures marines, recherche et ingénierie, marétique ou encore services, comme le financement et l’assurance…  C’est un domaine très vaste qu’Euromaritime, dont Mer et Marine a le plaisir d’être partenaire, ambitionne de couvrir. Cet évènement, qui vise non seulement le marché français mais aussi l’Europe et même au-delà, voit le jour sous l’impulsion du Groupement des Industries de Construction et Activités Navales et avec le soutien du Cluster Maritime Français.
Jean-Marie Carnet, délégué général du GICAN, nous a expliqué les objectifs de ce nouveau salon.



MER ET MARINE : Pourquoi avoir lancé Euromaritime et ne pas vous appuyer sur un salon existant, comme Maritima ?


JEAN-MARIE CARNET : Le concept d’Euromaritime est fondé sur la couverture de l’ensemble du domaine des industries relevant de l’économie de la mer. Celui de Maritima, franco-français, restreint à quelques secteurs de l’économie maritime, ne correspondait pas à notre vision. Plutôt que de faire évoluer un concept restrictif, il est plus prometteur pour nous de lancer un événement neuf et porteur, ouvert à l’international et aux technologies du futur. Ce nouveau challenge permet d’apporter une offre en terme de contacts et de relations BtoB à la plupart des adhérents du GICAN.


Comment ce salon va-t-il s’organiser et en quoi va-t-il se distinguer ? Est-ce une manière de mettre en lumière l’importance de l’économie maritime ?


Ce salon a pour objectif de placer au cœur d’Euromaritime les PME, et de les mettre en contact avec les grands groupes, donneurs d’ordres et clients potentiels.
Un cycle de conférences sur les thèmes majeurs, ainsi qu’une série de workshops sur les sujets liés par exemple aux technologies et à l’industrie, permettront de renforcer l’attrait de l’évènement.
Les représentants étatiques français et européens seront présents pour souligner l’importance des sujets traités. L’inauguration sera effectuée par Maria Damanaki, Commissaire européen, et Frédéric Cuvillier, ministre français des Transports. Cela souligne, s’il en était besoin, l’importance attachée à l’économie maritime et ses perspectives d’avenir.


Vous souhaitez que ce salon soit international. Suscite-t-il de l’intérêt dans d’autres pays ?


La promotion d’Euromaritime a été conduite principalement dans les pays européens, mais aussi dans les pays qui ont des intérêts forts dans les domaines couverts. Par exemple le Chili, où j’étais  récemment, s’est montré fort intéressé par les EMR, les Energies Marines Renouvelables, pour lesquelles il a une forte attente.


La dimension européenne est-elle impérative pour un évènement de ce genre ?


Les thèmes évoqués, les marchés envisagés n’ont de sens que s’ils sont européens et permettent de dégager des effets d’échelle et un « bench marking » facteur de progrès.


Quelles filières seront représentées ?


Ce salon est innovant car il intègre les EMR, domaine à la croisée du maritime et de l’énergie. C’est un axe de développement fort pour des industriels du monde maritime qui trouvent la possibilité de montrer leur expertise, leurs innovations et leurs compétences en liaison avec les énergéticiens.
Les autres secteurs sont aussi représentés. Ils correspondent notamment aux opérations initiées par les pouvoirs publics, à savoir le CORICAN (Comité d’orientation et de recherche de l’industrie navale) et le Comité stratégique de la filière navale, créés il y a deux ans par le Comité national de l’industrie, et OCEANS 21 pour développer cette économie maritime.


Combien de participants attendez-vous ?


Le salon est uniquement professionnel, dédié aux acteurs de l’économie maritime et participe à la reconnaissance du fait maritime, et de l’intérêt français pour sa zone économique  maritime, la deuxième du monde.
Nous attendons plus d’une centaine d’entreprises françaises et européennes exposant sur le salon et de nombreuses autres ont annoncé leur visite pour rencontrer les exposants.


Certains grands acteurs sont déjà présents à Euronaval, qui se déroule tous les deux ans au Bourget. Pourquoi ne pas avoir mêlé tous les secteurs maritimes en un seul salon ? Est-ce envisageable à terme ?


Euronaval s’adresse principalement à des Etats acheteurs de matériels de défense et de sécurité au travers de l’invitation de représentants des ministères de la Défense et des Forces armées.
Euromaritime, au contraire, s’adresse à des opérateurs industriels et publics dans les divers domaines couverts.
Les deux évènements ont des concepts, des visiteurs et des clients acheteurs différents. Les exposants qui y participent ont sur leur stand des messages et une communication adaptés à chacun d’entre eux. Il ne nous semblait pas porteur de mélanger les genres mais plus approprié d’avoir des salons spécialisés. En effet, un salon spécialisé constitue la véritable attente de l’industrie et c’est ce qui a fait le succès d’Euronaval, devenu leader mondial sur son domaine.


Quelle est votre analyse des enjeux maritimes et de la situation actuelle des acteurs du secteur, à un moment où l’économie est malmenée ?


La mer est le dernier espace de liberté, mais il est aussi convoité car les derniers développements technologiques permettent de rendre accessibles des ressources de plus en plus indispensables à l’avenir de l’humanité.
Les pays ayant une frontière maritime ont bien  pris en compte ces enjeux du futur et accélèrent leur action pour se positionner. Il importe donc que l’industrie soit capable de répondre à ces attentes et en particulier que l’industrie française soit à la hauteur des enjeux planétaires auxquels notre pays est confronté.
Au moment où l’économie est fragilisée, il est fondamental d’avancer vite et de prendre des positions fortes, compétitives, grâce à la haute technologie employée de façon à lancer une dynamique de croissance qui pérennisera notre avenir.


Pensez-vous qu’Euromaritime, qui va se dérouler en plein Paris,  peut déclencher un intérêt accru de la part des politiques et de l’opinion publique ?


Le choix de Paris pour cet évènement n’est pas anodin. Il permet de faire reconnaitre l’économie maritime comme un élément d’avenir pour les politiques et l’opinion publique et il permet d’attirer l’Europe, et même le monde, vers notre pays. Cela permet d’adresser un message pour souligner le rôle que la France veut jouer dans ce secteur.

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